mardi 21 mai 2013

Une nouvelle fantastique courte

La vie de Ferdinand était pour le moins monotone avant ce tragique évènement. En effet, il travaillait depuis toujours dans ce grand cimetière, comme fossoyeur. On ne pouvait pas dire que ce métier lui plaisait, mais il se transmettait de génération à génération, bien que Ferdinand n’ait pas d’enfants.
C'était une nuit froide, éclairée par la pleine lune, c'était cette nuit là que Ferdinand entendit des bruits très étranges venant du cimetière. C’était des cris stridents, difficile à comprendre. Ferdinand sortit de sa petite baraque, située au fond du cimetière, pour chasser ceux qu’il pensait être des profanateurs.
Il courait à vive allure pour rattraper ces cris, mais jamais il n’y parvenait. Il y avait de nombreuses plaques de verglas et cela faisait déjà quatre fois que Ferdinand traversait le cimetière, sans ne jamais voir personne.
Il récupéra son souffle au milieu du cimetière quand tout à coup, les cris devenaient de plus en plus rapides, et formaient un cercle autour de lui. Le fossoyeur se sentit très menacé, et pour cause, jamais il n’entendit de tels bruits, excepté une fois, le soir de la mort de son père, tué dans le cimetière. Sachant ne plus quoi faire, le croque-mort se cacha. Il cherchait toutes les solutions rationnelles, et pensait que les cris étaient inhumains, donc qu’il s’agissait d’une farce sonore. Les cris s’estompèrent et il se releva pour rentrer, mais à peine levé, les hurlements continuèrent.
Le croque-mort courrait vite, très vite, son front devenait de plus en plus humide, des gouttes de sueur se formaient. Les cris se situaient maintenant à moins de quinze mètres de Ferdinand, sur sa gauche. Il s’approcha rapidement du lieu et lorsqu’il y arriva, le bruit avait disparu. Soudain, le cri se situait juste derrière lui, Ferdinand se retourna de vive allure et glissa sur une tombe.
On le retrouva le lendemain matin, à l’aurore, le crane fracturé.
Après plusieurs investigations, on apprit que l’homme de la tombe n’était personne d’autre que le pire ennemi de son père. Il y avait encore des coïncidences surprenantes, le père du croque-mort est décédé au même endroit, de la même façon. Après exhumation, les enquêteurs ont rapporté que l’homme sous la tombe est également mort d’une fracture crânienne, mais il n’y a jamais eu de déclaration de décès. Aussi, cette tombe était très bien entretenue, l’homme sous la tombe semblait avoir de nombreux amis.
Merci
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